La Voie des Dauphins

La Mort n'est pas une Fin!

Témoignage de
Jean-Pierre

Cela s’est passé un dimanche après-midi. Ma nouvelle épouse et moi, étions partis nous promener sur un chemin communal de notre village.

Après quelques kilomètres de balade sur ce chemin, bordé de taillis et de bosquets sur des centaines de mètres, nous arrivons sur un lieu planté de noyers. Je précise que nous sommes en pleine saison de récolte des noix.

Nous ramassons tout ce qu’il nous est possible de ramener à la maison, en remplissant toutes les poches de nos blousons et nous repartons pour regagner notre domicile en empruntant le même trajet qu'à l'aller.

Ce chemin est une voie communale peu fréquentée, qui nous permet de marcher tranquillement, d’un pas joyeux, pratiquement toujours sur le milieu de la chaussée.

Soudain, je suis surpris, par le vol d’un oiseau, qui me frôle en passant à quelques centimètres de mon visage. Cet oiseau se pose ensuite sur une branche du taillis, bordant la route que nous empruntons.

Mon épouse et moi nous approchons doucement, pour ne pas l’apeurer et essayer de le voir de plus près.

Curieusement, nous n’avons aucun mal à nous en approcher et le regarder, bien posé sur sa branche. Il ne bouge absolument  pas et nous regarde fixement. Je l’identifie comme un geai, cette espèce étant facilement reconnaissable.

Nous restons devant lui, à environ un mètre, à le regarder, lui murmurant des paroles, puis nous reprenons notre route.

Nous faisons environ cent mètres, et puis, assez fortement, je suis de nouveau frappé, cette fois-ci, en plein visage, à la hauteur de mes lunettes, par le vol de ce geai.

Là, je suis surpris et même apeuré et je me demande ce qui peut bien m’arriver, tout en pensant instantanément au film d’HITCHCOCK « Les Oiseaux ».

Je vérifie que mes lunettes n’ont subi aucun dégât : rien de tel.

Et l’oiseau se repose à nouveau sur une branche. Nous nous arrêtons, assez proches de lui, il ne bouge pas et nous regarde.

Nous l’observons et lui parlons. Mon épouse ramasse deux ou trois brins d’herbe et les lui tend. Il s’approche, les prend avec un petit coup de bec sur son index.

Après ces quelques minutes d’amusement, nous reprenons notre route … mais toujours suivis de notre compagnon, qui ne nous quitte décidément plus, et sautille de branche en branche.

Nous nous arrêtons de nouveau.

Comme nous avions des noix en poche, nous en cassons quelques-unes et les lui présentons, tout d’abord à proximité de son bec, sur sa branche.  Puis nous étalons sur le sol quelques cerneaux : aussi surprenant que cela paraisse, notre geai est venu picorer les cerneaux sur le sol et dans notre main.

Le casse-croûte terminé, et la nuit commençant à tomber, nous rentrons chez nous, tout en pensant, peut-être, que notre geai va nous raccompagner jusqu’à notre domicile.

Il n’en sera rien car après quelques envolées, il disparaît dans les taillis.

Mon épouse et moi, cherchons alors à donner un sens à cette jolie histoire …

 

La veille, nous étions allés à une conférence, donnée à notre association « La Voie des Dauphins », par Hélène Secondé, conférencière, médium et écrivain.

Au cours de sa conférence, elle avait évoqué la présence permanente à nos côtés de nos chers disparus, dans le monde de l’au-delà, et qui se manifestent à nous, notamment par l’intermédiaire de papillons ou d’oiseaux venant auprès de nous et restant immobiles quelques instants (c’est le cas des papillons). Ce sont là, si nous savons les capter et les interpréter, des signes tangibles de leur présence.

Les événements que nous avons vécus cet après-midi-là ne sont pas anodins, et confortent en justesse les termes de la conférence, car c’est le meilleur témoignage que nous puissions y apporter.

Pour conclure ce charmant récit et l’appuyer, j’ai revécu mes derniers dimanches de septembre, quand, tous les ans, avec mon épouse défunte, nous allions sur les chemins ramasser les noix …

Manifestement ma chère épouse décédée était présente et s’est rappelée à notre bon souvenir en cet après-midi de dimanche, en nous accompagnant de la même façon, dans les mêmes périodes que lorsque nous étions ensemble ...

Le geai des chênes, commun dans nos forêts, mais habituellement difficile à observer de près.

Jean-Pierre

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